À Bruxelles, le PPE veut museler les nations : fin du veto, Europe à marche forcée

Le 31 janvier, à l’issue d’une retraite à huis clos, à Zagreb, entre dirigeants du Parti populaire européen (PPE), Manfred Weber a relancé une vieille obsession bruxelloise : réduire le droit de veto des États, multiplier les « coopérations » entre quelques pays et accélérer les décisions contre les peuples. En clair : contourner les nations quand elles résistent, et construire une Union toujours plus centralisée.

Cette dérive est particulièrement préoccupante lorsqu’elle touche à des domaines régaliens comme la défense, où certains cherchent à imposer, par des mécanismes détournés, une armée européenne affranchie du consentement des nations. En matière militaire, le veto n’est pas un obstacle : c’est une ligne rouge démocratique.

Le double discours des Républicains est très révélateur : à Paris ils assurent défendre la souveraineté, à Bruxelles ils siègent dans la famille politique qui veut priver les États de leurs garanties. Et pendant que F-X. Bellamy expliquait hier que l’unanimité protège l’unité et évite les erreurs stratégiques , son camp européen pousse aujourd’hui l’inverse : moins de veto, plus de passage en force.

Nous défendons une Union européenne des projets, pas une Europe des sanctions contre les nations. Le veto n’est pas un « blocage » : c’est la dernière garantie démocratique quand des intérêts vitaux sont en jeu. La France n’a pas à se laisser entraîner vers un fédéralisme déguisé, ni à voir sa voix diluée au nom d’une soi-disant « efficacité » bruxelloise.

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