Après “la liberté dans le hijab”, l’Europe de Bruxelles s’enfonce dans le communautarisme débridé !
À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, le Parlement européen organise aujourd’hui un événement consacré à la lutte contre le racisme au travail. Cette rencontre servira notamment à présenter la nouvelle feuille de route sur la diversité et l’inclusion du Secrétariat général du Parlement européen pour la période 2026-2029. Après la campagne célébrant « la liberté dans le hijab », cofinancée par l’Union européenne, le Parlement européen, lui, continue à s’enfoncer dans une dérive idéologique.
Cette feuille de route prévoit que le Parlement multiplie les formations obligatoires à la “diversité”, crée des espaces de discussion réservés à certaines catégories de personnel, encourage la prise en compte des origines, de l’orientation sexuelle ou de la religion, et cherche même à mesurer les “profils de diversité” de ses agents. Elle prévoit aussi le pavoisement des couleurs arc-en-ciel LBGTI dans ses bâtiments, la participation officielle de l’institution aux Gay pride et envisage d’adapter certains jours fériés à des calendriers religieux. Autrement dit, le Parlement européen ne se contente plus de combattre les discriminations : il organise une gestion différenciée de ses agents selon des critères identitaires.
Ces propositions ne relèvent plus de la simple prévention des discriminations. Elles installent une logique communautariste, dans laquelle les agents ne sont plus considérés comme des serviteurs d’une administration, mais renvoyés à leurs origines, leur religion, leur orientation sexuelle, ou leur supposée « diversité ». Le Parlement glisse ainsi d’une politique d’égalité vers une politique de catégorisation identitaire.
Une administration publique devrait être guidée par un principe essentiel : la neutralité. Son rôle n’est pas de promouvoir des causes militantes, ou de transformer ses services en laboratoire idéologique. À force de prétendre lutter contre les discriminations, le Parlement organise lui-même la fragmentation communautaire de son administration. Pendant que ces campagnes, formations, événements et dispositifs bureaucratiques sont financés avec l’argent des Européens, les priorités comme le pouvoir d’achat, la sécurité, l’agriculture, ou les frontières, sont reléguées au second plan. La diversité ne doit pas devenir le prétexte à l’abandon de l’impartialité, de l’universalité et du devoir de neutralité des institutions européennes.