Bruxelles fait encore payer les transporteurs routiers !
Ce mercredi, le Parlement européen s’est prononcé sur un nouveau dispositif de tarification des péages des poids lourds en fonction de leurs émissions de CO₂. Derrière l’objectif affiché de verdir le transport routier, Bruxelles poursuit la même logique : contraindre et taxer davantage les professionnels qui n’ont pas d’alternatives réellement accessibles au diesel.
Alors que les camions électriques restent beaucoup plus coûteux, que les infrastructures de recharge sont encore insuffisantes et que la transition des flottes nécessitera des années, L’union européenne choisit encore l’écologie punitive. Cette logique du tout électrique s’annonce comme une impasse commerciale et ne laisse pas la place au « mix-énergétique » attendu par les transporteurs et qui leur permettrait de disposer d’une gamme plus étendue de solutions alternatives au moteur thermique. En accordant des tarifs préférentiels aux véhicules les moins émetteurs, ce système risque de faire supporter une charge supplémentaire aux transporteurs qui ne peuvent matériellement pas encore changer de motorisation.
Cette nouvelle pression s’ajoutera demain à l’ETS2, qui renchérira également le coût des carburants routiers. Pour les entreprises françaises de transport dont la grande majorité sont des PME et TPE, déjà confrontées à une concurrence européenne déloyale et à des marges réduites, cette accumulation de contraintes menace directement leur compétitivité. À force d’imposer une transition à marche forcée et déconnectée des réalités du terrain, c’est notre pavillon français qui risque d’être encore davantage affaibli.
En adoptant ce texte, les LR, Macronistes et Socialistes choisissent une nouvelle fois de faire peser le coût de la politique climatique sur ceux qui travaillent et font vivre notre économie. Les députés français du Rassemblement National au sein des Patriotes pour l’Europe s’y sont opposés. Nos transporteurs ont besoin d’alternatives crédibles, d’investissements et de visibilité, pas d’une nouvelle sanction financière décidée par des technocrates.