Bruxelles prête 90 milliards d’euros à l’Ukraine, dont 16 milliards sur le dos des Français !

Ce jour, le Parlement européen était appelé à se prononcer sur un paquet ouvrant la voie à un nouvel emprunt commun de 90 milliards d’euros au profit de l’Ukraine.

Les députés européens du Rassemblement National ont voté contre et s’opposent à cette fuite en avant financière et politique.

Faute d’accord au Conseil dans un délai raisonnable, la Commission et plusieurs États membres ont choisi de recourir à la coopération renforcée pour faire passer ce nouvel emprunt commun. C’est une méthode dangereuse car elle transforme l’Union en machine à mutualiser les dettes et à délester les nations de leurs choix budgétaires.

De plus, ce dispositif repose sur un emprunt de l’UE garanti par le budget européen. Or, les conditions de remboursement annoncées sont largement irréalistes puisqu’il est prévu que le remboursement n’interviendrait qu’à la condition du versement de réparations par la Russie, ce qui revient à faire supporter durablement la charge aux États et aux contribuables, notamment français à hauteur d’environ 16 milliards d’euros, alors que les finances publiques sont déjà dans le rouge.

Pour finir, le texte prévoit que près des deux tiers des 90 milliards serviraient à financer les besoins militaires de l’Ukraine sans assurance qu’une réelle préférence européenne soit imposée puisque les achats bénéficieront de multiples dérogations affaiblissant cette disposition.

Face à cela, les élus du Rassemblement National au Parlement européen refusent que l’Union européenne s’installe dans une logique de dette commune permanente et de financement automatique, sans débat sérieux, sans garanties crédibles et au détriment des intérêts budgétaires des États membres.

Derrière le mot « prêt », c’est un transfert de charges vers nos peuples. La France n’a pas vocation à être mise en garantie pour des engagements sans horizon clair de remboursement et sans stratégie politique de sortie de crise.

Nous voulons une Europe des nations : pas une Europe de la dette.

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