Budget européen : Bruxelles ne connaît pas la rigueur !

À quelques jours du Conseil européen des 15 et 16 octobre, la présidence irlandaise de l’Union européenne vient de présenter un nouveau compromis sur le budget 2028-2034. Avec une réduction d’à peine 8 % par rapport à la proposition initiale de la Commission européenne, ce projet prévoit encore 1.620 milliards d’euros de dépenses sur sept ans, soit 30 % d plus par rapport au budget actuel !

Cette prétendue cure d’austérité, qui n’en est pas une puisqu’il s’agit d’une baisse de l’augmentation, est révélatrice du décalage persistant entre les institutions européennes et les réalités économiques des États membres. Alors que les gouvernements sont sommés de maîtriser leurs dépenses publiques, Bruxelles continue de réclamer toujours davantage de moyens financiers, sans démontrer suffisamment sa capacité à maîtriser efficacement l’utilisation de l’argent des contribuables européens.

Plusieurs États membres, notamment l’Allemagne, les Pays-Bas et la Suède, jugent d’ailleurs ce compromis encore trop coûteux. La Commission envisage parallèlement de nouvelles ressources financières pour alimenter le budget européen. Pour la France, déjà confrontée à un endettement public considérable, l’enjeu est majeur : chaque augmentation de la contribution nationale réduit les marges de manœuvre budgétaires de notre pays.

Bruxelles ose présenter comme un effort budgétaire un projet qui prévoit encore 30 % de dépenses supplémentaires ! Quand les États doivent faire des économies, l’Union européenne devrait montrer l’exemple. La France ne peut pas accepter cette nouvelle fuite en avant budgétaire au détriment de ses contribuables.

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