Budget européen : la fuite en avant fiscale et budgétaire doit cesser
En remettant sur la table, le 17 mars, la question des nouvelles ressources propres du budget européen, le gouvernement français révèle surtout une vérité simple : Bruxelles n’en a jamais assez. Derrière cette proposition, c’est une soumission de plus à une Union européenne devenue insatiable. Car les prétendues ressources propres ne tombent pas du ciel, elles finissent toujours par peser sur les contribuables et les entreprises, donc sur les peuples.
Il n’existe en réalité que deux options : soit l’Union européenne crée de nouveaux prélèvements, autrement dit des impôts européens, soit elle augmente les contributions des États, qui devront eux-mêmes taxer davantage pour payer leur dîme à Bruxelles. Nous refusons ces deux scénarios. Nous sommes opposés à toute nouvelle ressource propre, à toute hausse de la contribution française, et nous défendons au contraire sa diminution. Plutôt que de matraquer encore les peuples, l’Union devrait lutter contre les fraudes, recouvrer les fonds indûment versés et réduire son propre train de vie.
Cette dérive a déjà conduit l’Union à valider en février 2026 un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine, après les 50 milliards de 2024, avec un remboursement suspendu à d’hypothétiques réparations russes. Les élus du Rassemblement National au sein du Groupe des Patriotes pour l’Europe s’y sont opposés et ils ont eu raison. Cette spirale pourrait encore s’aggraver à l’heure où Bruxelles entretient une logique d’élargissement à 9 pays candidats, dont l’Ukraine. Entre nouvelles dettes, nouveaux impôts, hausse des contributions et élargissement sans fin, Bruxelles organise un déraillement budgétaire dangereux, soutenu par E. Macron et son gouvernement, dont les peuples paieront le prix.