Carburants : la Suède baisse les taxes, le gouvernement Macron continue de profiter de la crise
Alors que les prix des carburants étranglent les Français, la Suède vient d’obtenir une autorisation européenne pour réduire temporairement la taxation de l’essence et du gazole sous les seuils minimums fixés par Bruxelles. Concrètement, Stockholm a demandé à pouvoir baisser les taxes jusqu’à 2,4 couronnes suédoises par litre, soit environ 22 centimes par litre, pendant cinq mois, afin de soulager les ménages et les entreprises.
Alors que le carburant est déjà moins cher en Suède qu’en France, 37 centimes de moins par litre pour le SP95 et 18 centimes de moins pour le gazole, Stockholm agit encore pour faire baisser la facture. En France, l’État laisse les automobilistes subir.
Le gouvernement d’E. Macron, lui, se contente de mesures de saupoudrage avec une aide ponctuelle de 100 euros pour les « grands rouleurs ». Cette aide ne fait pas baisser le prix affiché à la pompe, ne concerne pas tous les Français et ne change rien pour des millions d’automobilistes, notamment ruraux, qui n’ont pas d’autre choix que de prendre leur voiture.
Alors que la France dispose d’une marge importante pour agir puisque l’accise française sur les carburants est près du double des minima européens, le Gouvernement pourrait donc baisser fortement les taxes sans même demander de dérogation à Bruxelles. S’il ne le fait pas, c’est par choix : il préfère préserver ses recettes fiscales plutôt que le pouvoir d’achat des Français.
Face à l’explosion des prix, les Français n’ont pas besoin de chèques exceptionnels, tardifs et plus que limités. Ils ont besoin d’une baisse simple, immédiate et visible des taxes sur les carburants. Quand la Suède agit pour alléger la facture à la pompe, l’État français préfère empiler les aides administratives et maintenir un matraquage fiscal insupportable. Le Gouvernement doit enfin choisir : protéger ses recettes ou protéger les Français.