Crise migratoire à Ceuta : le gouvernement de Pedro Sanchez a perdu la frontière de l’Europe
Une invasion migratoire est en cours dans l'enclave espagnole de Ceuta. En vingt-quatre heures, près de 60 000 clandestins venus du Maroc ont pris d'assaut ce territoire de 85 000 habitants. En une seule journée, les entrées illégales ont donc représenté 70 % de la population de la ville : rapporté à l'Espagne entière, cela équivaudrait à 34 millions d'arrivées en un jour. Aucun pays, aucune ville, aucune administration au monde ne peut absorber un tel choc. Les autorités locales, débordées, le disent sans détour : la situation est intenable.
En régularisant des centaines de milliers de clandestins il y a seulement quelques semaines, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a lancé une invitation, et elle a été entendue bien au-delà du détroit de Gibraltar. Mais l'Espagne ne sera pas seule à en payer le prix. Dans un espace de libre circulation, le renoncement d'un seul engage tous les autres : ce sont les pays frontaliers qui encaissent le choc en premier, et la France avant tous. La lâcheté de Madrid n'est donc pas seulement une affaire espagnole, c'est une menace directe pour la sécurité des Français.
Il y a trois semaines, l'Espagne a renoncé à refouler immédiatement les clandestins arrivés par la mer. Le résultat n'a pas tardé : la mer séparant le Maroc de l'Espagne est devenue une autoroute migratoire. Face à cette nouvelle crise migratoire d'une ampleur inédite, les députés Rassemblement national du groupe des Patriotes pour l’Europe appellent de leurs vœux :
- La suspension immédiate de l'Espagne de l'espace Schengen. La libre circulation est un contrat : chacun tient sa part de la frontière commune. Madrid a rompu ce contrat. Les peuples européens n'ont pas à être les victimes collatérales de la politique d'un Premier ministre socialiste aux abois.
- La convocation du Parlement européen en session plénière extraordinaire. Au nom du groupe des Patriotes pour l'Europe, Jordan Bardella a, à ce titre, saisi la Présidente du Parlement européen afin que les députés européens se prononcent enfin sur la protection de nos frontières extérieures, sur la sécurité de nos concitoyens et sur les mesures communes qu'impose la gravité de la situation à Ceuta et à Melilla.
- Le renforcement effectif et permanent de la frontière franco-espagnole. Les contrôles annoncés ce matin par le ministre de l'Intérieur Français sont un cache-misère. Les contrôles aux frontières intérieures sont censés être rétablis depuis le 1er mai dernier. Il ne s'agit donc pas de créer un dispositif, mais de redéployer quelques agents déjà en poste pour quelques vérifications aléatoires et cosmétiques. Voilà tout ce que l'État français oppose aujourd'hui à une crise de cette ampleur : le symbole de sa faiblesse, et le solde de quarante ans de laxisme migratoire.
Une réforme de Schengen s'impose : la libre circulation réservée aux seuls citoyens européens. Des contrôles permanents et réels à nos frontières nationales doivent être rétablis. Les clandestins doivent être expulsés.
Il est temps que la France et l'Europe cessent de subir, et disent enfin non à l'immigration de masse.