Droit de vote des étrangers : la marche organisée vers l’effacement de la France
La décision du 4 février dernier de la commission des lois de l’Assemblée nationale, présidée par un socialo-macroniste, rendue dans une indifférence médiatique presque totale, d’étendre aux étrangers non-ressortissants de l’Union européenne, pour les élections municipales, le droit de vote et d’éligibilité constitue une rupture politique majeure.
Ce n’est pas une simple évolution juridique. C’est une étape supplémentaire dans un processus méthodique : la remise en cause progressive de la nation française.
Ce débat ne doit pas être travesti. Il touche au cœur même de la souveraineté populaire. Le droit de vote n’est pas un droit administratif. Il est l’expression de l’appartenance à la communauté nationale. Depuis la Révolution française, il incarne la capacité d’un peuple à décider de son destin. Détacher la citoyenneté de la nationalité revient à rompre avec ce principe fondateur et à transformer la souveraineté en formalité bureaucratique.
À cela s’ajoute un principe fondamental que nos dirigeants semblent avoir abandonné : celui de la réciprocité. Il ne peut être question d’accorder en France à des étrangers des droits politiques que les Français ne possèdent pas dans leurs pays d’origine. Aucune grande démocratie digne de ce nom ne fonctionne en renonçant à cette règle élémentaire d’équilibre entre nations souveraines.
Cette évolution est portée par une coalition désormais clairement identifiable : macronistes, socialistes, extrême gauche, centristes et une partie d’une droite qui se réclame abusivement de l’héritage du général de Gaulle tout en en trahissant l’esprit et la lettre. Depuis des décennies, ces forces poursuivent le même objectif : banaliser l’effacement progressif du cadre national.
La réalité que l’on tente de dissimuler aux Français est pourtant simple. Ouvrir le droit de vote aux étrangers non communautaires revient, à terme, à ouvrir la participation aux élections locales à l’ensemble des citoyens du monde présents sur notre sol. Une fois ce principe posé, aucune barrière sérieuse ne pourra empêcher son extension aux scrutins nationaux, puis, demain, à l’élection présidentielle. Ce qui est présenté comme une réforme technique constitue en réalité une transformation radicale du peuple politique français.
Cette mutation s’inscrit dans un projet plus large. La politique migratoire menée depuis des décennies et l’élargissement du corps électoral procèdent d’une même logique : transformer la composition démographique du pays tout en modifiant la structure du corps civique. Ernest Renan rappelait que « la nation est un plébiscite de tous les jours ». Encore faut-il que ce plébiscite demeure celui d’un peuple partageant une histoire, une culture et un destin commun. Cette dynamique est aujourd’hui accélérée par l’Union européenne. Le pacte migratoire européen, qui impose aux États membres des mécanismes contraignants de répartition des migrants sous peine de sanctions financières, retire aux nations le droit fondamental de décider qui peut entrer sur leur territoire. Il transforme progressivement les États en simples entités administratives dépendantes d’un pouvoir supranational.
Tout cela survient dans un monde devenu plus instable et plus dangereux. Le XXIᵉ siècle voit réapparaître des affrontements idéologiques et civilisationnels majeurs. L’islamisme politique représente l’un des défis les plus graves auxquels les démocraties occidentales sont confrontées. L’histoire nous enseigne que les sociétés affaiblies, divisées et privées de repères identitaires deviennent particulièrement vulnérables face aux doctrines totalitaires. Le XXᵉ siècle en a fourni la démonstration tragique avec le communisme et le nazisme, responsables de toutes les atrocités. Aujourd'hui, c'est l'islamisme. Affaiblir l’État-nation dans un tel contexte revient à désarmer la démocratie elle-même. Comme le rappelait le général de Gaulle, aucune politique durable ne peut exister en dehors des réalités, et la première réalité demeure l’existence d’un peuple.
La France n’est pas une construction administrative. Elle est le fruit de siècles d’histoire, de combats et de sacrifices. Dans nos familles, le sang a coulé pour elle. Dans la mienne aussi. Ce ne sont pas des politiciens convertis au mondialisme qui peuvent aujourd’hui décider d’effacer cet héritage au nom d’idéologies déconstructives. Montesquieu écrivait qu’un peuple défend ses lois lorsqu’il en mesure le prix. Encore faut-il que ceux qui gouvernent se souviennent du prix que la France a payé pour exister libre et souveraine.
Ce débat dépasse largement une réforme électorale. Il engage l’avenir même de la nation française. Poursuivre dans cette direction reviendrait à organiser son affaiblissement, puis sa dilution.
Il est encore possible d’arrêter cette trajectoire. Le redressement national, la défense d’une France souveraine et la construction d’une Europe des nations respectueuse des peuples constituent une alternative claire. C'est la nôtre, au Rassemblement National.
Défendre la citoyenneté française, ce n’est pas se fermer au monde. C’est préserver la condition même d’une démocratie vivante, forte et capable d’intégrer sans se renier.
Si ce processus n’est pas stoppé, ce n’est pas seulement une réforme institutionnelle qui sera adoptée. Ce sera une étape décisive dans l’effacement politique, historique et civilisationnel de la France.