Droit de vote, financements publics : Le Conseil de l’Europe veut institutionnaliser le communautarisme !
Le 29 septembre, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a adopté une résolution consacrée au rôle politique des diasporas. Bien que non contraignant, ce texte invite les États à organiser leur participation directe à l’élaboration des politiques publiques. Cette orientation tourne le dos à notre modèle républicain, fondé sur l’égalité des citoyens et non sur la représentation institutionnelle du communautarisme.
La résolution demande de consulter systématiquement les groupes de diaspora et de veiller à ce que leurs contributions soient suivies d’effet. Elle propose de garantir à leurs organisations un financement public stable et structurel et de créer des conseils consultatifs d’étrangers dotés de moyens financiers suffisants. Pire encore, elle invite les États à étudier l’extension du droit de vote et d’éligibilité aux élections nationales à certaines catégories de membres des diasporas.
Cette orientation fait écho au discours tenu par E. Macron lors du sommet Africa Forward au Kenya, en mai 2026, dans lequel il y invitait des jeunes issus des diasporas à être « 100% Françaises, 100% Algériennes » et à « accumuler » leurs appartenances, avant d’affirmer que des millions de jeunes seraient « totalement Français et totalement Africains ». E. Macron rejoignait ainsi la « nouvelle France » créolisée, théorisée par Jean-Luc Mélenchon : derrière leurs oppositions affichées, l’un comme l’autre érige les appartenances multiples en projet de civilisation.
Cette entreprise de déconstruction de la citoyenneté est en outre financée par les contribuables français. En 2026, la France verse 54,85 millions d’euros au Conseil de l’Europe, soit environ 7,4 % de son budget global de 737,5 millions d’euros. Les Français n’ont pas à financer les dérives communautaristes d’une institution qui recommande à notre pays d’organiser la société en fonction des origines et des appartenances. La France doit refuser ces recommandations et défendre l’assimilation, l’unité du peuple français et la souveraineté nationale.