Éolien offshore : quand l'écologie réchauffe les océans
Au nom de la transition écologique, l’Union européenne semble prête à transformer ses mers en zones industrielles.
Le 26 janvier dernier, à Hambourg, neuf pays européens ont annoncé un développement d’une ampleur inédite de l’éolien offshore. D’ici 2050, Bruxelles prévoit d’installer près de 300 gigawatts de capacités éoliennes, faisant de la mer du Nord la plus grande centrale électrique offshore du monde.
Des chercheurs de l’Institut des systèmes côtiers de Helmholtz ont modélisé les conséquences de cette industrialisation massive de la mer du Nord et leurs conclusions sont sans appel : ralentissement des courants marins, hausse de 0,2°C de la température de surface, et accroissement des perturbations hydrodynamiques provoquées par les fondations des éoliennes.
La France n’échappe pas à cet agenda puisque le gouvernement prévoit d’atteindre 15 gigawatts d’éolien offshore d’ici 2035, contre 1,5 aujourd’hui, avec une multiplication des projets : Oléron, l’île d’Yeu, Courseulles-sur-Mer.
Derrière l’argument de l’indépendance énergétique se cache surtout l’application d’un agenda écologiste et dogmatique qui risque de perturber durablement les écosystèmes marins et les activités économiques qui en dépendent. Fidèle à une écologie du bon sens, le groupe des Patriotes pour l’Europe continuera de s’opposer aux projets qui menacent l’équilibre de nos littoraux.