Gabegie européenne : six pays disent stop, Macron laisse les Français payer !
Six États membres réclament une réduction de plusieurs centaines de milliards d’euros du projet de budget européen pour 2028-2034. Dans leur lettre du 28 septembre, l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, la Finlande, les Pays-Bas et la Suède dénoncent une hausse d’environ 60 % du budget selon leurs estimations. Face à cette fuite en avant de la Commission européenne, une absence saute aux yeux : celle de la France.
Cette absence est d’autant plus scandaleuse que nos finances publiques sont dans une situation alarmante. Selon les chiffres publiés le 29 septembre par l’Insee, la dette française atteint 3.600 milliards d’euros, soit 119 % du PIB, avec une hausse de 59,6 milliards en un seul trimestre. Alors que notre endettement continue de s’aggraver, Emmanuel Macron ne joint pas la France à cette exigence de maîtrise des dépenses européennes.
Les six dirigeants rappellent pourtant une évidence : le budget européen est toujours payé par les citoyens, quels que soient les mécanismes de financement retenus. Nouvelles ressources propres ou emprunts communs ne font pas disparaître la facture. Ils dénoncent également l’augmentation des effectifs des institutions européennes lorsque les administrations nationales doivent faire des économies. Pourquoi les Français devraient-ils financer cette gabegie ?
La délégation française du RN au Parlement européen demande que la France rejoigne cette initiative et exige une révision profonde du projet de la Commission. Dès le 15 juin dernier, Jordan Bardella jugeait la contribution française au budget européen « excessive » et appelait à la réduire de moitié. La priorité doit être de supprimer les gaspillages et de réduire la bureaucratie, tout en préservant les moyens consacrés à nos agriculteurs, à notre industrie et à la protection de nos frontières. Alors que les Français sont appelés à faire toujours plus d’efforts, la France ne peut continuer à signer des chèques en blanc à Bruxelles.