Le Rassemblement national offre au Parlement européen et à la Commission le mode d’emploi d’une véritable préférence européenne

Avec l’Industrial Accelerator Act, le Commissaire S. Séjourné affirme vouloir défendre l’industrie européenne, accélérer la décarbonation et soutenir les productions stratégiques. Mais le texte de la commission n’est pas à la hauteur de l’urgence. Et, pire, donne les moyens de contourner les exigences nécessaires à cette protection de l’industrie européenne.

Le premier élément interpellant est la notion controversée du « Made in Europe » qui dans le texte de la commission permet d’inclure plusieurs dizaines de pays non européens dans ce label. Les Patriotes pour l’Europe refuse que l’argent public européen serve à financer une préférence européenne vidée de son sens. Un produit ne doit pas être considéré comme européen simplement parce qu’il bénéficie d’un montage juridique, d’un accord commercial ou d’une dernière étape d’assemblage réalisée dans l’Union. Le “Made in Europe” doit produire en Europe : des usines implantées sur notre sol, des salariés européens, des sous-traitants européens, des composants européens, de la valeur ajoutée réelle et à des savoir-faire conservés dans nos territoires.

Une préférence européenne ouverte à la moitié de la planète n'est plus une préférence : c'est un véritable cheval de Troie. Le « Made in Europe » ne doit pas devenir un « Made in ailleurs » repeint aux couleurs de Bruxelles.

Notre ligne est donc claire : faire de l’IAA un véritable outil de protection industrielle, et non un simple habillage politique. Nous défendons des exigences d’origine UE plus strictes, une traçabilité réelle des chaînes de valeur, une lutte contre le simple assemblage de façade et une préférence européenne effective dans les marchés publics et les aides publiques. L’argent public doit d’abord soutenir les entreprises françaises et européennes qui produisent, investissent, innovent et maintiennent des emplois industriels ici.

Cette exigence est vitale pour la France. Nos entreprises industrielles, nos PME, nos ETI, nos sous-traitants, nos filières automobile, sidérurgique, nucléaire, chimique, plastique, pharmaceutique ou de recyclage ne doivent pas être mises en concurrence avec des acteurs extra-européens bénéficiant de coûts plus faibles, de normes moins strictes ou de soutiens publics massifs dans leur pays d’origine.

Enfin, nous défendons une écologie productive. Réduire les émissions ne doit pas signifier fermer des sites en Europe pour importer des produits plus polluants depuis l’étranger. Cette écologie-là, déclinée dans le cadre du Green Deal, est non seulement un mensonge comptable mais aussi un naufrage industriel. Une décarbonation réelle passe par la modernisation de nos usines, l’accès à une énergie compétitive, la défense du nucléaire, le recyclage, l’innovation et le maintien des capacités productives dans l’Union.

Par son travail de rédaction et d’écoute de ceux qui créent la richesse industrielle de notre continent, les Patriotes pour l’Europe ont ici fait la démonstration de leur engagement en faveur d’une industrie européenne souveraine et compétitive prête à répondre aux logiques prédatrices de ces concurrents directs. Charge désormais aux autres groupes politiques de reconnaître que notre travail est pionnier en la matière et ouvre à ce que chacun attend, à savoir une relance réelle de notre industrie pourvoyeuse d’emplois européens et de compétitivité sur le marché mondial.

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