Mercosur : Berlin et Bruxelles court-circuitent le Parlement européen !
Communiqué de presse de Jean-Paul Garraud au nom de la délégation française du groupe Patriotes pour l'Europe.
Sous la pression de Berlin et de Madrid, une déclaration destinée au procès-verbal du Conseil, qui garantissait que l’accord UE-Mercosur ne pourrait s’appliquer qu’après le vote du Parlement européen, a été retirée du dossier avant le vote du 9 janvier par les ambassadeurs des États membres à Bruxelles.
Cette manœuvre ouvre la voie à une application dès la fin mars, alors même que pour tout accord de libre-échange, le Parlement européen doit d’abord se prononcer. Elle s’ajoute à la scission de l’accord UE-Mercosur, organisée pour accélérer l’entrée en application du volet commercial et contourner la ratification par les États membres au mépris de leur souveraineté. Autrement dit, on s’apprête à faire entrer en vigueur des effets économiques gravissimes sur notre agriculture.
Ce passage en force illustre, une fois de plus, non seulement l’impuissance d’Emmanuel Macron face au couple Commission-Berlin, mais aussi sa parfaite hypocrisie, puisque le président de la République est, en réalité, favorable à l’accord UE-Mercosur.
Contourner le Parlement sur un accord aussi lourd de conséquences pour nos agriculteurs constitue un scandale majeur. L’Union européenne avoue et assume ainsi sa dérive : celle d’un système où la Commission et quelques capitales décident, pendant que les peuples subissent. Voilà le résultat de la mécanique européiste bruxelloise, secondée par la duplicité française.
Les députés français du Rassemblement National au Parlement européen exigent que la Commission européenne et la présidence du Conseil cessent toute manœuvre visant à court-circuiter le contrôle parlementaire.
Les intérêts de la Nation, notamment agricoles, sont incompatibles avec une communication de façade. Emmanuel Macron prétend s’opposer au Mercosur : qu’il le prouve en annonçant la suspension de la contribution de la France au budget de l’Union européenne, comme le demande Marine Le Pen.