Non au flicage des pêcheurs de loisir
Après s’être acharnée sur la pêche professionnelle, l’Union européenne s’en prend désormais à la pêche de loisir, en voulant transformer une activité populaire, familiale et respectueuse du milieu naturel en un loisir sous surveillance numérique permanente.
Le règlement européen « contrôle des pêches » prévoit l’enregistrement obligatoire annuel des pêcheurs de loisir en mer ainsi que la déclaration électronique quotidienne de certaines captures dites « sensibles » (bar, lieu jaune, thon rouge, dorade rose…). Près de 2,5 millions de pêcheurs amateurs français sont concernés, alors même que l’impact de cette pratique sur la ressource est limité et que de nombreuses prises sont relâchées.
Initialement prévue pour janvier 2026, l’entrée en vigueur de ces mesures vient d’être reportée, la Commission européenne n’étant pas en mesure de déployer correctement l’application de déclaration, révélant une fois de plus son impréparation et son mépris des réalités du terrain
Pendant que Bruxelles multiplie les contraintes contre les pêcheurs amateurs, elle demeure incapable de lutter efficacement contre le pillage des océans par la pêche industrielle financiarisée, souvent étrangère à notre pays.
Nos élus au Parlement européen s’étaient opposés à cette dérive bureaucratique, quand la majorité PPE–Renew–S&D–Verts–Gauche persistait dans une logique de contrôle généralisé.
Il est temps de mettre fin à cette fuite en avant technocratique, de cesser de s’en prendre à nos traditions et de revoir en profondeur la politique européenne de la pêche avec bon sens et responsabilité.