Risques psychosociaux : sous couvert de santé mentale, Bruxelles veut mettre nos PME sous tutelle
Sous prétexte de s’attaquer au burn-out et à la détresse psychologique au travail, le Parlement européen s’apprête à voter un rapport d'initiative porté par la gauche socialiste. Derrière des intentions en apparence louables et la prise en compte légitime de la souffrance de nombreux travailleurs, Bruxelles prépare en réalité une nouvelle offensive réglementaire visant à imposer une directive-cadre contraignante à l’ensemble des entreprises européennes.
Pour y parvenir, les eurocrates et la gauche entendent faire sauter les régulations nationales : encadrement européen des inspections du travail et harmonisation forcée du droit social. Plus grave encore, le texte préconise d’instaurer une « présomption légale d’origine professionnelle » pour les troubles psychiques. En clair : si un salarié fait une dépression ou un burn-out, la loi considérera automatiquement l'employeur comme responsable, à charge pour ce dernier, et particulièrement pour nos PME de prouver qu'il n'y est pour rien face à une affection pourtant complexe et multifactorielle.
Alors que nos petites et moyennes entreprises croulent déjà sous les normes et la bureaucratie, Bruxelles entend profiter du sujet de la santé mentale pour étendre son contrôle et centraliser davantage le pouvoir social. Mais plutôt que de soutenir concrètement les professions de première ligne : soignants, policiers, pompiers ou enseignants, le texte instrumentalise une préoccupation réelle pour imposer une présomption de culpabilité permanente sur nos chefs d'entreprise.
Après la surrèglementation écologique, voici le flicage social européen ? La délégation française du groupe Patriotes pour l’Europe s’oppose fermement à cette nouvelle directive et à l'inversion de la charge de la preuve. Car derrière un discours apparemment bienveillant sur le bien-être au travail se pose une question beaucoup plus simple : peut-on prétendre protéger les salariés en asphyxiant les entreprises qui les emploient ?