Stratégie européenne contre la pauvreté : le Parlement européen persiste dans l’illusion bruxelloise

Le Parlement européen a adopté un rapport d’initiative relatif à la future stratégie européenne de lutte contre la pauvreté. Alors que plus de 95 millions d’Européens sont menacés de précarité, l’Union multiplie les déclarations d’intention sans remettre en cause les choix économiques qui ont contribué à l’appauvrissement de nos peuples.

Prétendre « éradiquer la pauvreté » suppose d’agir sur ses causes. Or les orientations énergétiques et industrielles actuelles fragilisent la compétitivité, pèsent sur l’emploi et affaiblissent les classes moyennes. On ne peut corriger les effets sociaux sans revoir les politiques économiques qui les produisent. Ce texte illustre également la dérive bureaucratique de Bruxelles, qui multiplie catégories et dispositifs, allant jusqu’à proposer un nouveau groupe de travail européen sur « l’éradication de la pauvreté ».

Notre délégation n’est pas dans une opposition de principe. Dans notre rapport alternatif (AMR), nous avons défendu une définition claire de la pauvreté comme manque de moyens et exclusion des services publics essentiels, notamment dans les territoires touchés par les déserts médicaux. Nous avons rappelé le respect du principe de subsidiarité et la priorité au soutien direct aux plus démunis plutôt qu’au financement de structures intermédiaires.

Les politiques sociales relèvent d’abord des États membres. Un pilotage européen supplémentaire serait soit un doublon inefficace, soit un instrument de centralisation politique au détriment d’une Europe prospère et respectueuse des souverainetés nationales.

Pour le Rassemblement National, la lutte contre la pauvreté passe d’abord par le travail : soutien aux PME, baisse de la fiscalité, protection de l’emploi et cohésion territoriale. Les Européens ont besoin d’États souverains capables d’agir efficacement, non d’un pilotage bureaucratique supplémentaire.

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