Taxe numérique : Bruxelles prépare une nouvelle ponction sur les Français
Sous couvert de faire contribuer les géants du numérique, la commission du Budget au Parlement européen planche sur la création d’un nouvel impôt destiné à alimenter directement le budget de l’Union européenne. Les études commandées par le Parlement évoquent jusqu’à 42,9 milliards d’euros de recettes annuelles. Derrière ces milliards, il y aura pourtant toujours quelqu’un pour payer. Et ce seront, une fois encore, les entreprises et in fine le consommateur.
Cette taxe ne concernerait pas seulement quelques multinationales américaines. Son assiette pourrait englober le commerce en ligne, les abonnements de streaming, la publicité numérique, le cloud et le stockage de données. Près de 70 % des recettes estimées proviendraient ainsi du commerce électronique avec les particuliers. Bruxelles envisage donc de taxer une part croissante de la consommation quotidienne des Français.
La France prélève pourtant déjà, depuis 2019, une taxe de 3 % sur certains services numériques. Créée sous Emmanuel Macron par le gouvernement d’Édouard Philippe et portée par Bruno Le Maire, cette « taxe GAFAM » a rapporté 756 millions d’euros en 2024. Avant de réclamer un nouvel impôt européen, Bruxelles doit dire clairement si celui-ci remplacera les taxes nationales ou s’il viendra alourdir encore la fiscalité supportée par nos entreprises et nos consommateurs.
Les élus du Rassemblement National au sein du groupe Patriotes pour l’Europe refusent que Bruxelles se transforme en administration fiscale supranationale et crée ses propres impôts pour financer un budget toujours plus démesuré. La taxation du numérique doit rester une compétence des nations et ne jamais devenir une taxe déguisée sur la consommation. Cette nouvelle ressource exigeant l’unanimité des États, la France dispose d’un droit de veto : elle doit l’utiliser pour protéger notre souveraineté et le pouvoir d’achat des Français.