UE–États-Unis : Bruxelles sacrifie nos entreprises à un accord à sens unique

Le 24 juillet, le dispositif juridique permettant aux États-Unis d’imposer leurs droits de douane doit expirer. Mais Washington prévoit simplement de le remplacer par d’autres mesures. Pour les entreprises européennes, rien ne changera donc réellement. Leurs produits resteront taxés jusqu’à 15 % à leur entrée sur le marché américain. Bruxelles préfère donc préserver un mauvais accord plutôt que défendre nos intérêts.

Depuis 2025, les entreprises européennes ont acquitté 31 milliards d’euros de droits de douane. Elles n’en payaient auparavant que 7 milliards, selon la Commission européenne. Cette hausse frappe directement notre industrie, nos emplois et notre compétitivité. Pendant que les États-Unis protègent leur économie, l’Union européenne accepte ce déséquilibre. Ce n’est pas du libre-échange : c’est une capitulation commerciale.

Deux enquêtes américaines serviront désormais de fondement à ces mesures tarifaires. La Commission conteste les accusations avancées, mais semble déjà en accepter les conséquences. De simples assurances américaines ne suffisent pas à protéger durablement nos entreprises. La France doit exiger des garanties juridiques et commerciales contraignantes. Toute concession européenne doit être soumise à une véritable réciprocité.

Nos entreprises ne doivent pas devenir la variable d’ajustement des négociations de Bruxelles. Les élus du Rassemblement National au sein du Groupe des Patriotes réclament une évaluation des conséquences de cet accord pour chaque filière. La coopération avec les États-Unis est souhaitable, mais elle ne peut signifier la soumission. L’Europe doit protéger ses producteurs, ses emplois et son indépendance stratégique. Une Europe des nations défend ses peuples au lieu de les sacrifier.

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